Histoire de l’orgue

L’orgue de Notre-Dame a été construit en 1841 par les facteurs d’orgue Daublaine et Callinet. Le buffet est quant à lui l’oeuvre d’un artisan local. En 1853, le successeur de Daublaine, Ducroquet, agrandit le clavier de récit et celui de la pédale. En 1882, le facteur Wenner modernise la mécanique de l’instrument. En 1926, M. Binetti, facteur de Poitiers, modifie la hauteur du diapason et installe une boîte expressive sur les jeux d’anches du grand-orgue. En 1930, le facteur d’orgue Théodore Puget réharmonise les jeux d’anches. En 1960, l’entreprise Jacquot-Lavergne effectue un relevage de l’instrument. C’est à ce moment que le jeu d’euphone est enlevé au profit d’une sesquialtera (aujourd’hui l’euphone est de nouveau à sa place). Au début des années 1980, l’orgue est alors en mauvais état. Il est confié à Pierre Saby pour restauration en 1987. L’orgue restera dans les ateliers du facteur jusqu’en 2000. Jean-Paul Lécot inaugure l’instrument en octobre 2001.

Depuis 2001, trois titulaires se sont succédés à la tribune de l’orgue : Yannick Varlet, Arnaud de Beauregard, puis Matthieu Boutineau.

L’orgue de Notre-Dame est un spécimen rare de l’orgue de transition entre XVIIIe siècle et XIXe siècle. En effet, tout fait penser à l’orgue classique : composition des registres, étendue des claviers. Mais l’orgue est déjà tourné vers une esthétique plus romantique : deuxième clavier expressif (caractéristique des orgues français à partir du XIXe siècle), buffet sobre, sonorités chaudes des jeux de fonds. Cet instrument est le témoin précieux d’un son ancien, et permet de jouer un large répertoire, entre baroque, classicisme, et romantisme.